Le déclic
J'avais dix-neuf ans. Mes parents vendaient leur maison.
Trois agences successives. Des photos prises au flash, dans des pièces sombres et vides, sur un téléphone. Des mois sur les portails. Quasi aucun appel.
Mon père a fini par publier lui-même l'annonce dans des groupes Facebook immobilier. Mais les visuels restaient les mêmes — et les visites ne venaient pas.
De mon côté, j'ai repris l'annonce en la retravaillant visuellement. J'ai meublé virtuellement les pièces vides, j'ai retouché la lumière, rendu les volumes lisibles, remis du mobilier cohérent avec le bien. Le tout sans toucher physiquement à la maison.
Vingt visites en moins d'un mois. Les personnes qui arrivaient reconnaissaient la maison des photos. Pas de mauvaise surprise — juste un bien correctement présenté.
À ce moment-là, j'ai compris ce qui manque à la grande majorité des annonces immo : pas du budget, pas du marketing — juste un visuel qui permet à l'acheteur de se projeter.
Avant ça : quinze ans à construire
Je n'ai pas découvert le visuel il y a six mois. Chaque expérience que j'ai menée m'a laissé un outil que je réutilise aujourd'hui.
J'ai commencé très tôt à construire — des cabanes, des objets, des choses qu'il fallait faire tenir avec ce qu'on avait sous la main. Je raconte cet épisode parce que la logique n'a jamais changé depuis : observer ce qui existe, comprendre ce qui manque, trouver comment le faire.
J'ai lancé une marque de vêtements. Pas pour faire comme tout le monde — pour proposer le meilleur sweat possible : broderie fine, matières choisies, vraie qualité. Des dizaines de prototypes avant d'en sortir un qui me plaisait. C'est là que j'ai compris ce que valait un produit bien pensé, et surtout la mise en scène qu'il fallait pour le rendre désirable aux yeux de celui qui le découvre.
Plusieurs années passées à décortiquer les plateformes : ce que les gens cherchent, comment présenter un produit, à quel moment publier, quel angle photo donne envie. Je notais tout, je testais tout. Ça m'a donné une compréhension fine de la psychologie de l'acheteur qui scrolle — la même personne qui parcourt aujourd'hui les annonces immobilières sur Leboncoin ou SeLoger.
Une clientèle exigeante, des produits où chaque détail compte. C'est dans ce milieu que j'ai intégré les codes du haut de gamme : l'épure, la lumière, la composition, le détail qui justifie le prix. Ces codes-là, je les retrouve aujourd'hui partout dans les annonces immobilières qui performent.
Pour comprendre le métier de l'intérieur, j'ai fait deux ans d'alternance en agence immobilière. Estimations, mandats, visites, négociations, retours acheteurs — tous les jours, sur le terrain. J'ai vu ce qui fait la différence entre un mandat qui traîne trois mois et un mandat qui signe en quatre semaines. J'ai vu les acheteurs décrocher devant une pièce mal présentée. Et j'ai vu des agents investir dans des outils marketing qui ne résolvaient pas le vrai sujet : la perception du bien.
Quand l'IA générative est devenue utilisable sérieusement, j'ai vu tout de suite l'intérêt : non pour produire un effet "wow", mais pour rendre accessible un travail visuel qui demandait jusque-là un photographe, un home stager, et plusieurs jours. Près de trois ans à tester, détourner, pousser les outils au-delà de leur usage — avant de lancer Yasei publiquement.
Chaque expérience m'a laissé une pièce du puzzle. Yasei est le premier projet où toutes les pièces servent au même endroit.
Le moment où tout s'est assemblé
Le jour où mes parents ont mis leur maison en vente, j'ai compris que chaque étape du parcours avait préparé ce qui arrivait.
L'œil pour le visuel : cinq ans à affiner — sur la marque, la revente, le luxe.
La connaissance du métier immobilier : deux ans sur le terrain, en agence.
La compréhension de l'acheteur : des années à étudier comment il décide en quelques secondes si une pièce lui plaît.
Et près de trois ans à maîtriser l'IA pour la rendre utile, pas gadget.
Ce n'était plus une idée à tester. C'était ce que je devais construire.
Ce qu'il y a vraiment derrière
Yasei n'est pas un outil sorti d'une nuit d'inspiration, ni une surcouche d'IA générative grand public habillée en service professionnel.
Je n'ai pas réinventé le home staging. J'ai étudié ce qui fonctionne dans le métier depuis trente ans : les principes de mise en scène utilisés par les meilleurs home stagers, les codes du shooting d'intérieur premium, la manière dont une photo haut de gamme cadre, éclaire et rythme une pièce pour guider l'œil. J'ai pris ces règles — validées dans le vrai marché — et je les ai rendues accessibles à toutes les agences, sans déménager les meubles, sans louer de mobilier, sans bloquer trois jours de tournage.
Concrètement : des mois à étudier des centaines de références (architectes d'intérieur, photographes immobiliers, stylistes). Des milliers de visuels testés pour isoler ce qui rend une scène crédible et ce qui la trahit — une lumière trop propre, un volume mal respecté, un meuble qui n'existe pas à cette échelle. L'objectif n'a jamais été de décorer une photo. C'est de produire un visuel qui tient la visite — qui respecte le bien, le marché, et la manière dont l'acheteur lit une annonce en quelques secondes.
Et le système continue d'évoluer. Chaque visuel produit, chaque retour d'agent, vient affiner le suivant.
Ce qui m'anime
Ce que je cherche, ce n'est ni l'argent rapide, ni la croissance à tout prix.
C'est de construire un service qui fait une différence mesurable pour les agents qui l'utilisent : plus de mandats signés, des cycles de vente raccourcis, du temps rendu sur une partie du travail que le digital aurait dû résoudre depuis longtemps.
J'ai de l'ambition pour Yasei. Je veux que le studio serve de plus en plus d'agents, et que chaque agent qui travaille avec nous ait envie que son voisin de métier nous connaisse aussi. Mais pas au prix de la qualité. Si je dois rogner sur ce qui fait la différence pour absorber du volume, alors Yasei perd ce qui le rend utile — et le projet perd son sens.
C'est aussi pour ça que je travaille en circuit court. Pas d'intermédiaire, pas de revendeur, pas d'équipe commerciale qui vous appelle. Vous écrivez, je réponds. Je suis derrière chaque visuel produit.
Aujourd'hui je suis seul aux commandes — c'est un choix. Cela me permet de garantir à chaque agent le niveau de précision que je défends. L'équipe grandira, mais uniquement avec des personnes qui partagent cette exigence. Ça ira moins vite que si je faisais les choses autrement, et c'est très bien ainsi.
Pourquoi "Yasei Home"
"Yasei" (野生), en japonais, désigne l'état naturel — ce qui n'a pas été lissé, standardisé ou mis en boîte par un processus industriel.
Cela peut paraître paradoxal pour un service de mise en scène. C'est justement le point. Un bien immobilier a une identité qui lui est propre : une lumière, des volumes, une histoire inscrite dans ses murs. Mon travail n'est pas de masquer cette identité derrière un canapé générique choisi par défaut. C'est de la révéler — en la mettant en scène avec des codes qui servent le bien plutôt que de l'écraser.
"Home", parce que c'est de ça qu'on parle. Pas d'un produit. D'un endroit où quelqu'un va vivre.
Aujourd'hui
Yasei Home démarre. Je travaille avec les premiers agents immobiliers français qui m'ont fait confiance sur leurs mandats réels. Chaque visuel passe sous mon regard avant envoi, et chaque retour terrain sert à affiner la suite.
Si vous lisez cette page, c'est probablement que vous avez un mandat qui ne décolle pas, ou que vous cherchez un partenaire visuel sérieux qui comprend votre métier. Les deux cas m'intéressent. Vous pouvez aussi voir le travail du studio sur des cas réels — un haussmannien Avenue Niel, un studio de 18m² — mais la meilleure manière de se rendre compte du niveau, c'est d'en voir un sur votre propre bien.
Envoyez-moi une photo d'un de vos mandats. Je vous renvoie le visuel sous 24h, offert, sans engagement.
C'est le moyen le plus simple de voir concrètement ce que Yasei peut changer pour vous.